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Photographies de la famille de Jacques MENDELOVICI

Par OLIVIER GUIVARC'H, publié le jeudi 30 mars 2017 14:06 - Mis à jour le vendredi 31 mars 2017 09:36

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De gauche à droite :

Jacques MENDELOVICI, Monique MENDELOVICI (sa soeur), Josef MENDELOVICI (son père)

 


 

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De gauche à droite :

Monique (la soeur de Jacques), Adèle (dit Dèle), la mère de Jacques, Jacques MENDELOVICI

Photographie prise à Pornichet, 1940

 


 

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de gauche à droite :

Monique (la soeur de Jacques) et Josepf (le père de Jacques) MENDELOVICI

Photographie prise au cours du printemps 1941

 


 

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de gauche à droite :

Monique (la soeur de Jacques) et Adèle (la mère de Jacques) MENDELOVICI

Photographie prise à Grenoble sans doute été 1943 ou 1944

 


 

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de gauche à droite :

Rose (la grand-mère de Jacques), Anna (la tante de Jacques), Adèle (la mère de Jacques) et Monique (la soeur de Jacques)

Photographie prise à Pornichet sans doute au printemps 1940

 


 

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de gauche à droite :

Personne inconnue + Raymonde KANTER (soeur d'Adèle MENDELOVICI) et donc tante de Jacques MENDELOVICI

 


 

Raymonde qui vit à Paris rue Rodier dans le 9ème arrondissement est cachée avec son mari dans un appartement sans doute avec ROSE MENDELOVICI, la grand-mère de Jacques. C'est elle qui ravitaille la famille et qui amène de menus travaux de couture pour récupérer quelques moyens de subsistance.

 

Rue RODIER Paris

Rue Rodier, Paris

 


 

Nous n'avons pas les cironstances réelles de l'arrestation (contôle d'identité, arrestation sur ordre, dénonciation...), elle sera déportée par le convoi numéro 80 au départ de Drancy vers Bergen Belsen le 21 juillet 1944.

 KANTERaymonde.jpg

Carnet de fouilles de DRANCY Mémorial de la Shoah Paris

 

A l'arrivée à Drancy, les personnes internées sont enregistrées au camp et doivent se délester de l'argent qu'il possède et de tous les objets de valeur. Un reçu est établi, c'est ce qu'on appelle le carnet de fouilles de Drancy. Toutes les valeurs sont déposées à la Caisse des Dépôts et Consignations. (Banque de l'Etat en France).

Sur cette fiche, on y apprend donc que Raymonde KANTER a laissé à l'administration du camp la somme de 210 francs, qu'elle porte le numéro 1056. "Venant d'Austrelitz" veut dire qu'elle a d'abord été internée au camp d'Austerlitz, une annexe de Drancy située à Paris près de la gare d'Autsrelitz. DW veut dire "Dienstelle West".

Il existait outre Drancy, trois autres camps qui employèrent jusqu'à 800 personnes : l'entrepôt d'Austerlitz, le grand magasin de meubles Levitan rue du Faubourg Saint-Martin et un hôtel particulier (de juillet 1943 jusqu'en août 1944). Ces trois "annexes" qui compteront jusqu'à 800 internés nourris et logés sur place effectuent dans le plus grand secret le tri, classement, réparation des objets récupérés dans les 38000 appartements parisiens sur lesquels les scellés avaient été apposés (meubles, photos de famille, bibelots, argenterie, vaisselle...). La mission Mattéoli de 2000 (on remarquera que la date est récente) évalue à 1 million de m3 le volume de meubles ayant transité par Austerlitz.

 

 

 

source : http://www.cairn.info/revue-geneses-2010-1-page-135.html

Des expositions de meubles sont organisées et les parisiens sont invités à faire "leurs achats". L'essentiel des meubles seront envoyés en Allemagne dans le cadre de l"Aktion Meuble" pour rééquiper les familles allemandes victimes des bombardements. Un rapport de 1948 fait état de 8000 pianos signalés disparus par leurs propriétaires et de 2221 récupérés dans le seul département de la Seine. Se rajoute à cet ensemble celui  des oeuvres d'art.

Entre le 30 juin 1944 et la libération de Drancy, le 18 août 1944, 113 détenus des camps annexes partirent pour Auschwitz ou Bergen-Belsen. C'est donc le cas de Raymonde KANTER.
 

A la libération du camp de Bergen Belsen, les conditions des internés sont telles qu'il est impossible de les transporter. Ils sont soignés sur place par la Croix Rouge Internationale puis envoyés dans des maisons de convalescence ou de repos, sanatoriums (lieu pour soigner les personnes atteintes de tuberculose) en France ou en Suisse.

Le retour est parfois tellement long que la famille de Jacques la croyait à jamais disparue. La surprise fut évidemment grande de la voir arriver un beau matin.

 

 

 


 

 

 

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