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les parcours

BORREL Elsa

Par admin galilee, publié le dimanche 14 janvier 2018 11:05 - Mis à jour le dimanche 14 janvier 2018 11:06

BORREL Elsa

 

contact : elsa.borrel@ac-rennes.fr

 

Bac L obtenu en 2007

 

au lycée de 2004 à 2007

 

Parcours :

J’ai obtenu mon bac L en 2007, après trois heureuses années au lycée Galilée. Je m’étais investie dans le club théâtre. Souhaitant m’ orienter dans le milieu du spectacle vivant, je me suis inscrite à l’université Rennes 2 en Art du Spectacle.

Après ma licence en 2010, j’ai poursuivis en master Etudes Théâtrales.


Mon goût pour l’écriture s’est développé avec la vie étudiante. Je n’avais pas de projet professionnel très défini. Je me suis contenté d’étudier ce qui m’intéressait, en espérant devenir un écrivain dramatique. J’ai même tenté par deux fois d’entrer au département écriture de l’ENSATT (une école nationale de théâtre très sélective, située à Lyon). Je me suis retrouvée seule sur la liste d’attente… sur six élèves admis par ans, autant dire qu’il n’y a pas beaucoup de désistements.

Par la suite, je me suis rendue compte que le métier d’écrivain, comme le métier d’artiste en général, comportait finalement une grande part de compétences….commerciales  : il faut faire parler de soi, frapper tout le temps aux portes, continuer de produire, continuer de trouver de quoi vivre en attendant…  Cela ne me correspond pas.


Apres mon master, à  24 ans, sans  grandes expérience et quelque peu désillusionnée, j’ai fait comme bon nombre de jeunes un peu paumés : je me suis engagée en service civique. C’est là que j’ai découvert le travail en radio associative. J’ai adoré cela : l’écriture, les interviews, le montage… c’est un métier passionnant qui allie le travail de la voix, de recherche, d’écriture, mais aussi des aspects techniques. C’est très complet. J’ai ensuite suivi une formation professionnelle pour devenir animatrice radio.

A l’issue de cette formation, en juin 2016, je me suis mise à chercher du travail dans l’Ouest, de préférence en radio locale. Malheureusement, cela n’a pas abouti et j’ai dû retrouver un emploi précaire (en l’occurrence, il s’agissait de saisir les avis d’obsèques dans Ouest France. Le job le plus « particulier » que j’ai connu).


L’année dernière, fatiguée des contrats précaires, presque honteuse de mon CV qui partait un peu dans tous les sens (un peu de culture par ci, d’expériences associatives par là, un zeste de journalisme, une pincée d’accueil du public…), j’ai décidé de poser mes valises et de tenter deux concours de la fonction publique d’état. L’intérêt de ces deux concours pour moi, c’est que la réussite certifie un poste (=poser ses valises) dans l’académie où l’on candidate (=ne pas les poser trop loin, puisqu’entre temps j’ai trouvé l’amour en Bretagne).


Ayant une certaine aisance avec tout ce qui est examen, oral, etc, j’ai réussi les deux concours. Je travaille maintenant au rectorat de Rennes, la ville où je suis arrivée fraichement bachelière il y a exactement dix ans. 

C’est une nouvelle page qui s’ouvre, car l’intérêt de la fonction publique, c’est de pouvoir évoluer, bouger, changer de poste, monter en grade. A moyen terme, j’espère que mes compétences et mon parcours me permettront d’accéder à des postes plus orientés vers la culture ou la vie associative. Je continue d’écrire en parallèle, pour le plaisir, sans aucune pression, et ça c’est très agréable.


Le conseil que je pourrais donner à un lycéen aujourd’hui : faites en sorte de ne pas avoir de regrets. Ce que je veux dire par là : ne soyez pas effrayés par des études qui vous semblent longues. La vie étudiante passe vraiment trop vite, et je pense que trop d’élèves sont orientés vers des filières courtes sous prétexte qu’ils ne brillent pas à l’école. Mais les études supérieures n’ont rien à avoir avec l’école.

C’est le moment où vous pouvez choisir d’étudier ce qui vous intéresse vous. D’autant que les goûts changent : autour de moi, je connais des personnes qui se sont engouffrées dans une filière technique parce qu’elles n’étaient pas très scolaires. Et maintenant, elles trouvent que la physique, que l’histoire, que la littérature, c’est vraiment passionnant. Elles ont un petit pincement au cœur de ne pas avoir étudié cela plus tôt. Certaines disciplines demandent du temps pour être appréciées.

Ne vous précipitez pas dans telle voie sous prétexte « qu’il y a des débouchés ». Le monde change trop vite pour que vous puissiez compter là-dessus.  Et dites-vous bien que quelques soit le projet que vous avez (si vous en avez), il y a peu de chance que tout se passe comme prévu. Et ce n’est pas grave, au contraire !

Voyez les obstacles comme des opportunités plutôt que comme des échecs. Ça sonne bateau mais c’est vraiment important dans une époque aussi changeante que la nôtre.

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